Noël dans le Monde.....suite et fin !

 

En Italie

Les traditions de Noël varient d'une région à l'autre et les petits italiens ne reçoivent pas tous leurs jouets en même temps. 
Dans certaines régions du nord de l'Italie, c'est le Père Noël, "Babo Natale" ou le Petit Jésus, "Gesu Bambino" qui apportent les cadeaux le 25 décembre. Ailleurs, c'est Sainte Lucie, le 13 décembre. 
A Rome, la capitale, c'est "la Befana" qui apporte les jouets le jour des Rois. La Befana est une sorcière âgée, mais très gentille. Elle se déplace sur son balai et passe par les cheminées pour ditribuer les cadeaux.

Ces temps de fêtes fleurent bon la boulangerie, la pâte d'amande et les fruits confits.

Le plus traditionnel des gâteaux italiens, est le moelleux Panettone sucré et parsemé de délicieux petits fruits: raisins, fruits confits, surtout des agrumes. Il a vu le jour à Milan vers 1490; rapidement on 1'adopta dans toute l'Italie, des Alpes à la Sicile. Les légendes abondent sur l'origine du Panettone. La plus populaire est celle du jeune aristocrate qui s'éprit de la fille d'un pâtissier nommé Toni. Pour impressionner le père de sa bien-aimée, le jeune homme se fit passer pour un apprenti pâtissier et inventa un pain extraordinaire, sucré, en forme de dôme et d'une finesse peu commune. Ce nouveau pain aux fruits connut un énorme succès; les gens affluaient à la boulangerie pour acheter le magnifique Pan de Toni.

A Milan, les hommes d'affaires prirent l'habitude de donner le Panettone en cadeau à leurs clients pour Noël. Pendant longtemps, le Panettone fut considéré comme un luxe réservé à une petite élite.

Les italiens dégustent aussi le Pandoro dont la popularité suit de près celle du Panettone. Le Pandoro ou pain doré est d'origine plus récente et, par le fait même, plus représentatif des goûts du jour. C'est à Vérone, il y a une centaine d'années, alors que les changements de mode privilégiaient les pâtes à levain plus légères aux pâtes d'amandes plus lourdes, que le Pandoro fût fabriqué pour la première fois. Haut, en forme spécifique d'arbre de Noël, il est saupoudré de sucre glace, évocation de neige ou de scintillement d'étoile. De fait, si on le coupe horizontalement, chaque tranche ressemble à une étoile. 
Tout comme le Panettone, le Pandoro se savoure tel quel; cependant, traditionnellement, on le nappe de crème ou on l'arrose de sauces au mascarpone, de champagne, de chocolat fondu ou de crème fouettée.

Le Panforte : les friandises traditionnelles proviennent souvent de régions spécifiques d' Italie. Un exemple classique, le Panforte ou pain fort était, à l'origine, une friandise de Sienne, enToscane; sa popularité s'est étendue sur toute l'Italie. On raconte qu'en 1205, les serfs et les paysans du couvent de Montecellesi étaient obligés d'apporter aux religieuses des gâteaux au miel et aux épices en guise de recensement. Ces gâteaux étaient d'un tel délice que bien vite ils tombèrent entre les mains des laïques. 
Le Panforte est rond, composé d'amandes fraîches, fruits confits, surtout des agrumes, des épices et du miel. On peut le servir avec une gamme de vins mais en Italie, c'est au Vin Santo que va la préférence. Ce vin sucré de raisins était, à une certaine époque, produit par les monastères toscans.

Les Ricciarelli sont populaires depuis des siècles. Comme toutes les pâtes d'amandes et les sucreries, on l'appellait massepain. Des documents de la Renaissance nous décrivent de somptueux banquets en France et en Italie, où l'on servait des Ricciarelli. De nos jours, ces biscuits fins en forme de diamants sont toujours grandement appréciés. Ils sont composés d'amandes entières fraîches que l'on broie avant de les mélanger avec du sucre et du miel, les Ricciarelli sont soit blancs, recouverts de sucre glace, soit nappés de chocolat fin.

 

En Moldavie

Dans ce pays situé au sud est de l'Europe, les fêtes de Noël durent 12 jours. 
De nombreux défilés déguisés ont lieu dans les villes et les villages.

 

En Norvège

Dès le début du mois de décembre, la famille prépare les décorations du sapin et décore la maison. On place une couronne sur la porte d'entrée pour indiquer que l'on prépare Noël. Un bouc en paille et des gerbes de blé sont placés devant la maison. 
On allume la première bougie de la couronne de l'Avent
On suspend une étoile devant chaque fenêtre de la maison. 
En Norvège, les fleurs font partie du décor de Noël. Des tulipes ou des jacinthes en pots sont déposées un peu partout pour que toute la maison ait un air de fête. 
Les enfants préparent avec leur maman, de délicieuses gaufres en forme de coeur. 
La promenade en traineau est une activité agréable de la période de Noêl. On s'habille chaudement et on se glisse sous des peaux de loup, sans oublier une torche car il fait nuit dès le début de l'après midi.

Quelques semaines avant le début des festivités, les villageois brassent la "Juleol", une bière typique de Noël, préparent des cochonnailles, des quantités de petits biscuits ainsi que le "julekake", une brioche farcie de raisins et citronnée.

Le 24 décembre on dépose une bougie sur chaque tombe. 
Après le diner, toute la famille danse et chante autour du sapin. On forme deux cercles autour du sapin. Dès que tout le monde chante, le premier cercle tourne vers la droite et le second vers la gauche. Quand le chant s'arrête tout le monde change de cercle et on recommence avec un autre chant. Puis on ouvre les cadeaux.

 

En Pologne

La veille de Noël, les enfants attendent l'apparition de la première étoile dans le ciel car ce sera alors le début du repas et de la fête. 
Pour la préparation de la table de Noël, on glisse de la paille sous la nappe pour rappeler que Jésus est né dans une étable. 
On laisse toujours une place libre au cas ou un invité arriverait. 
Avant le repas, la famille fait une prière et se partage une sorte d'hostie rectangulaire appelée " 
", qui représente en relief l'image de Marie, de Joseph ou de l'enfant Jésus. Chacun fait un voeu et oublie ses disputes. 
Selon la tradition, la période de Noël commence le 24 décembre et se termine le 6 janvier le jour de la fête des Rois. 
La veille de Noël des groupes d'enfants déguisés en Rois mages, en diables, en anges et en bergers vont de porte en porte réclamer quelques pièces de monnaie et des gâteaux. 
Pendant Noël on aime se promener en traineau dans la campagne toute blanche et on organise un pique-nique. On allume un feu et on fait cuire des saucisses.

 

En Slovaquie

Dans la période de l'Avent, le moment le plus important est le 6 décembre. Les enfants nettoient leurs chaussures et les posent sur la fenêtre pour recevoir un cadeau de Saint Nicolas. De nombreuses familles avec de jeunes enfants organisent une fête pour la Saint Nicolas. Les adultes se déguisent en Saint Nicolas, en diable ou en ange, pendant que les enfants chantent en recevant leurs cadeaux
Entre Noël et l'Epiphanie se déroulent douze "jours saints" au cours desquels des cérémonies et des rassemblements de gens déguisés maintiennent les traditions populaires qui fêtent la fin de l'hiver.

 

En Suède.... suite

En suède, noël s'appelle Jul. On le fête le 24 
Le mois de Noël est très actif. Les soirées et les week end sont bien occupés ! Il faut tout préparer pour le grand jour
On place une étoile à chaque fenêtre. On dépose 4 bougies sur une bûche. Chaque dimanche de décembre, on allume une bougie. Chaque jour on découvre un cadeau caché dans le calendrier de l'Avent. On place une gerbe de blé dans le jardin pour les oiseaux. 
On commence par préparer du pudding au riz pour Jul Tompte. 
On prépare également de nombreux petits gâteaux. 
Juste avant Noël, on décore la maison avec des fleurs, rouges de préférence, mais elles peuvent être aussi roses, blanches ou bleu pâle. 
Le grand sapin est décoré avec des éléments de paille. 
On dépose, un bouc en paille porte-bonheur, au pied du sapin. 
Les jacinthes odorantes font partie du décor de Noël. 
Le jambon entier, bouilli ou roti, est le plat traditionnel de Noël. 
Un repas de Noël traditionnel commence toujours en Suède par les canapés garnis et le smörgasbord, composé de quelques variétés de harengs marinés, de pâtés de foie et de saucisses fumées, agrémenté pour l'occasion de saucisses de porc, de porc en gelée, de côtes de porc grillées servies froides et de pieds de porc en daube. 
Après le smörgasbord, on sert le lutfisk ou "poisson à la lessive". Il s'agit de colin séché, trempé alternativement dans de l'eau et de la lessive de soude afin d'amollir la chair. On le sert nappé de sauce, béchamel ou au beurre, et largement assaisonné de piments et de poivre. 
En guise de dessert, les Suédois se régalent d'une sorte de riz au lait et de gâteaux aux épices à base de gingembre, de cardamome, de cannelle et de clou de girofle.

Cadeaux de Noël, se dit "joklappar" en suédois, ce qui signifie "coups de Noël", car il y a très longtemps on donnait des coups très fort sur la porte de celui à qui on destinait le cadeau. Quand la porte s'ouvrait, on jetait le cadeau à l'intérieur et on se sauvait sans être reconnu.

Après le diner on attend le Père Noêl qui annonce sa venue en frappant à la porte et en disant : "est-ce qu'il y a des enfants sages ici ?" 
Les cadeaux sont accompagnés de petits poèmes, souvent très drôles, qui sont lus à haute voix. 
Le 13 janvier, la famille fait une dernière ronde autour du sapin.

Autre version : 

Les cadeaux sont amenés le soir de noël par Jultompte et son aide, la chèvre en paille.

Jultompte est un gnome qui vit dans l'étable ou sous le plancher de la maison. On dit qu'il surveille la maison et ses membres. En échange, il ne demande qu'un bol de pudding au riz à noël. Pour avertir qu'il est passé, il cogne sur la porte. Et là, les enfants se précipitent. Le bol est vide et le sac de cadeaux est là. On appelle les cadeaux julknapp, coup de noêl.

 

Au Portugal

Dès la première semaine de décembre, dans les villages blancs coiffés de tuiles briques échelonnés sur la route qui serpente entre Cabo da Roca sur la pointe la plus occidentale de l'Europe et Sintra, les petits marchés du dimanche s'animent sur le bord des routes. Entre les choux, les navets et les oignons, toutes décorées de boules rouges, de grandes bottes de houx frais de plus de deux mètres coupées dès l'aube, attendent d'être tressées en couronne. Aux Açores, on a brodé pendant des mois des napperons et des sous-verres en forme de poinsettias qu’on retrouve dans les boutiques du continent.

Dans la maison, un sapin décoré de boules de verre soufflées, ou de vieil argent dépoli, sur la table, des bougies, des angelots dorés.

Au Portugal, il y a 365 recettes de morue pour chaque jour de l’année, il est de tradition de servir la morue tout simplement bouillie avec des pommes de terre à l’eau et des légumes verts. Toute la famille se réunit. Dans la cuisine, on travaille la pâte des Massa de Filhos, une pâtisserie traditionnelle qu'on fait lever dans un grand plat de terre cuite, le temps d'aller entendre la Messa du Gallo, littéralement la Messe du Coq ou la Messe de Minuit. Au retour, alors qu'on fait le café et sort l'Aguardiente, on plonge la pâte dans l'huile bouillante. Saupoudrées de sucre et de cannelle, elles sentent bon cette nuit bénie entre toutes où naquit l'Enfant Jésus.

Le 25 décembre fait place à la viande. Dès les premiers jours de décembre, on peut voir des éleveurs de volailles parcourir les rues de Lisbonne, en compagnie de troupeaux de dindes (perù, en portugais) dont ils font l'article. Dès qu'un passant a choisi le volatile de son choix, il le désigne à l'éleveur qui s'en saisit, le soûle par ingestion forcée d'un litre d'eau-de-vie, puis lui rend, pour un court instant, la liberté. L'animal, ivre mort, titube avant de s'effondrer. Ensuite, on l'égorge, le plume, le vide et le lave avant de l'immerger pendant 12 heures dans de l'eau salée, parfumée au laurier et au citron.

Au terme de l'opération, on suspend la dinde 12 heures supplémentaires afin qu'elle égoutte, puis on la mange avec des amis qui ne sont pas affiliés à la S.P.A. ou admirateurs de Brigitte Bardot.

On retrouve aussi sur la table, le cabri cuit au four.

Le repas se termine par du Riz au lait (roz doce) saupoudré de cannelle, un Leite creme qu'on caramélise au fer rouge dans la région de Minho, des Rabanadas frits à l'huile d'olive.

On prépare aussi une grande table toute garnie de sobremesas, les pâtisseries traditionnelles de Noël entrecoupées de plateaux de fruits secs, natures ou confits avec une amande au centre. La table restera mise jusqu’au Dimanche des Rois pour que tous les amis et parents puissent toujours trouver quelques douceurs en venant échanger les voeux de Noël et du Nouvel An. La pièce maîtresse est le "Bolo Rei", la Couronne des Rois, qui se consomme du 15 décembre au 15 janvier, une pâte briochée très riche, truffée et garnie de grandes lamelles de fruits confits et de sucre qui marque la fête du solstice d'hiver.

Anciennement, on échangeait les cadeaux le dimanche des Rois, car c’est en ce jour que les Rois Mages offrirent l’or, l’encens et la myrrhe à l’Enfant Jésus. La coutume survit encore dans certaines familles ou certaines régions.

 

Au Québec

Dès le mois de novembre, un royaume du Père Noël est aménagé dans beaucoup de centres commerciaux. 
Les enfants y vont pour rencontrer le Père Noël. 
A Montréal, a lieu tous les ans la parade du Père Noël organisée par un grand magasin. Malgré le froid, les enfants viennent nombreux applaudir le Père Noël qui ferme le défilé. Quand la parade est terminée, il s'envole sur son char allégorique sous les yeux éblouis des enfants. 
Noël au Québec est une période magique. La neige recouvre tout de son beau manteau blanc, les rues s'animent, les maisons richement décorées et les magasins prennent un air de fête
Les québécois décorent l'extérieur de leur maison avec des guirlandes de lumières, des branches sapin et des rubans rouges. Ils placent des petits sapins tout illuminés au bord des rues. 
Les postes canadiennes, reçoivent des milliers de lettres pour le Père Noël. 
Du lait et des biscuits sont placés près de la cheminée pour le Père Noël.

 

Aux Etats Unis

Noël est une grande fête populaire aux Etats Unis. Les étrangers qui sont venus s'installer dans ce pays ont tous apporté leurs traditions. 
Toute la famille participe à la décoration de la maison. On suspend des grandes chaussettes près de la cheminée. On expose les cartes de Noël sur les murs. On prépare des guirlandes de pop corn. 
On accroche dans le sapin des petites cannes en sucre rouge et blanc. 
La boite aux lettres est pleine de cartes de Noël envoyées par les amis et la famille. 
Les maisons et les arbres sont décorées avec des guirlandes électriques
A Noël les enfants chantent dans les rues et reçoivent un peu d'argent. 
Aux Etats Unis, le Père Noël tout habillé de rouge s'appelle Sant Claus.

La dinde que l'on consomme dans de nombreux pays à Noël, a été découverte par les conquérants espagnols aux Etats Unis. 
C'est donc ici un plat traditionnel à l'honneur pour le "Christmas dinner" le 25 décembre, mais également pour Thanksgiving quelques semaines auparavant. Beaucoup de familles dégustent alors pour le repas de Noël une belle pièce de boeuf comme plat principal.

A la Maison Blanche, on déguste le "Gâteau du Président", une recette vieille de plus de 2 siècles, une tradition qui remonte à Abraham Lincoln et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.

Si les habitudes culinaires, sont plus que variées, en revanche, d'est en ouest, la maîtresse de maison prépare, dans un grand bol de verre, le traditionnel Egg Nog, ce breuvage riche et épais parfumé au rhum, parfois rehaussé de cannelle ou de muscade que l'on offre dans de petites tasses de verre en signe de bienvenue à tous les invités. Dans les grands hôtels, dans le hall d'entrée, le Egg Nog trône sur une nappe blanche près du sapin illuminé et rempli de sa chaleur le coeur de tous les clients.

 

En Belgique

A l'approche de Noël, la tradition veut qu'on se régale en Wallonie de "tripes à l'djotte", aussi appelées "vettes tripes" ou boudin vert parce qu'elles sont à base de chou vert. Pour les réussir, il faut une même part de légumes et de viande de porc, de préférence des bas morceaux, additionnée de sel, de poivre, de clous de girofle et de noix de muscade.

Dans la région de Nivelles, tous les enfants savent que le Petit Jésus lui-même dépose, au pied de leur lit, les savoureux cougnous de Noël, dont la pâte est façonnée jusqu'à ce qu'elle prenne la forme d'un corps à deux têtes.

A Andenne, on prépare les "trairies", série de cinq cougnous de taille décroissante, que l'on déguste traditionnellement, dans le recueillement, après la Messe de Minuit.

A Liège, on prépare "la boukète", cette délicieuse crêpe à la farine de sarrasin, frite à la poêle avec du beurre, agrémentée de raisins de Corinthe ou de ronds de pommes et servie saupoudrée de sucre fin ou de cassonade. On l'accompagne d'un bon vin chaud et, dans le pays de Herve, on l'agrémente du célèbre sirop qui fait l'honneur de la région.

 

En Australie

Les australiens fêtent la naissance de l'enfant Jésus sous une chaleur torride
Leur repas est souvent constitué d'une dinde rotie ou d'une oie et d'un beau pudding, comme en Angleterre
Certains austaliens fêtent Noël sur la plage. Ils organisent un grand pique-nique avec de la dinde froide, des salades et des gâteaux. 
Le soir, dans leur maison, ils se réunissent près du sapin de Noël tout décoré.

 

Au Japon

Le repas du Nouvel An est fort en symboles et en rituels
Il est invariablement servi dans la maison du chef de la famille. Chaque aliment est spécialement choisi parce qu'il représente un symbole de félicité. Il existe de nombreuses variantes dans le rituel dépendant des régions. Par contre les produits culinaires utilisés tous les jours dans la cuisine prennent ici un caractère sacré et symbolique. Ainsi, le mirinun vin de riz doux utilisé autant comme breuvage que dans la cuisine traditionnelle est parfumé de poivre et d'épices et offert à chaque visiteur dans un jeu de trois tasses.

Le Mochi, une fête, une offrande et une gourmandise 
Le plus important des mets est sans contredit le mochi, un riz gluant bouilli, puis pilé avec un mortier ou un maillet de bois pour faire des gâteaux traditionnellement servis le Jour de l'An. Ceci donne lieu à la fête du pilage du mochi chaque année le troisième dimanche de décembre depuis 1959. C'est un événement communautaire qu'on retrouve ici dans le quartier centre de Tokyo. Au coeur du quartier de Ginza, un marchand offre depuis trois décennies la fête du pillage le dernier jour de l'année. Le riz ainsi battu est travaillé moulé, coloré et sucré. Les mochi roses, blancs et gris-vert en forme de diamant étagé sont traditionnels. On les retrouve aussi grillés et accompagnés d'une sauce ou enveloppés dans une feuille d'algue.

Au Japon, les dieux prennent une large part dans les cérémonies et, pour mettre la nouvelle année sous de bons auspices, on confectionne des mochi arrondis, un petit placé sur un plus grand décorés avec des urajiro (fougères), des homards symboliques pour faire un kagamimochiune sorte de plat rituel offert aux dieux du foyer chaque Jour de l'An. Le 11 janvier, les gâteaux sont partagés entre les membres de la famille. Manger du kagamimochi est une façon de demander la protection des dieux.

Le menu du repas de Nouvel An : disposé avec art dans des boîtes gigognes à quatre étages, on y retrouve du kombu, du homard, des haricots mame, des tranches de kamaboko (un pain de poisson), du tai et des dai dai (oranges japonaises dont le nom signifie génération après génération), des feuilles de chrysanthèmes (la fleur impériale), des châtaignes, des carpes (symbole d'un esprit indomptable), des urajiro (des fougères porte-bonheur qui, par leur blancheur sur la face interne de leur feuille symbolisent la pureté d'intention), des mochi.

La paille de riz et les dieux 
Les shimenayacordes faires de paille de riz tressée, sont suspendues en des lieux sacrés afin d'éloigner la contamination et les mauvais esprits, une tradition qui remonte à plus de 1 300 ans. Durant le Nouvel An, vous pouvez les voir accrochées dans les temples et autour des arbres sacrés, au-dessus des autels shintoïstes dans les maisons ainsi qu'aux embrasures de portes. Il en existe de tout petites comme des grandes. Celle qui est ici représentée est suspendue face à la salle de culte principale du temple Izumo dans la préfecture de Shimane et totalise 8 m de longueur par 4 m de circonférence pour un poids d'environ 1 500 kg.

Il existe aussi des shimekazari, une décoration de porte faite aussi à partir de paille provenant des épis de riz qui servent à délimiter les espaces sacrés et sont disposés à l'entrée des maisons et des bâtiments au Nouvel An pour inviter les dieux à entrer.

 

En Grèce

En ce temps des Fêtes le pays de St-Basile fleure bon le miel et l'olivier. 
Sur cette Mer Egée parsemée d'îles blanches et bleues, Noël et le Nouvel An se transforment en coutumes et superstitions toutes aussi savoureuses les unes que les autres. Le Père Noël n'habite pas ce pays de soleil mais a tendu sa hotte à Saint-Basile, philanthrope de l'Asie Mineure sous l'Empire byzantin qui, à la veille de la nouvelle année, distribue aux enfants sages des cadeaux et des friandises.

Puisqu'il n'y a pas de sapin, ni de bas accrochés au manteau de la cheminée, St-Basile les place tout simplement au coin du foyer ou sur la table du festin. 
En Grèce, la ménagère n'oublie jamais de marquer le pain de Noël en imprimant sa main sur la pâte avant de le faire cuire pour montrer aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni. 
Dans les régions rurales, le pain est façonné en forme d'animaux, vache, mouton, etc. et un pain est spécialement déchiqueté et donné au bétail par la fille aînée de la maison.

Le Temps des Fêtes en Grèce s'effectue dans la sobriété. Iles gorgées de soleil où l'homme doit travailler en étroite collaboration avec la nature pour apporter sur la table sa ration quotidienne, il ne faut pas grand chose pour égayer le décor. Par exemple, à Lemnos, le centre de table est composé de pommes grenades et de miel.

La table est frugale. Si on emprunte la tradition de la dinde aux pays du nord, on la farce différemment à la viande, aux tomates et aux baies
A Noël comme au Nouvel An, les petits fours prennent la vedette, pâtisserie ovale et dodue que l'on offre aux amis, aux voisins dans une sentiment de partage, les Melomakaronas tout juteux de miel et les Kourabiedes habillés de sucre glace.

Au Nouvel an, n'oubliez pas de truffer votre gâteau d'une pièce d'or ou d'argent. À Smyrne, on pose au tampon l'empreinte de l'aigle de Byzance.

Pas de sapin ... mais à Madytos, on pique une branche d'olivier dans le gâteau de Noël, placé au centre de la table. Quelques noix, des oranges et des pommes et la voilà toute décorée pour les fêtes. Tradition oblige : on lève alors la table par trois fois en disant: Table de la Dame, Table de la Vierge Marie, Le Christ est né, que tout le monde soit dans la joie. Le gâteau et la branche demeurent au centre de la table jusqu'à l'Epiphanie ... où on peut alors couper le gâteau.

 

Aux Antilles

Aux îles, Noël prend des allures créoles et françaises comme ses habitants et le tronc des palmiers s'enrubanne de petites lumières blanches. 
La Messe de Minuit est de tradition et, au retour, le célèbre Ti-Punch est détrôné en cette occasion par le "Schrub" ou "Schrubb". À St-Barths, ce cocktail est composé de rhum blanc, de citron, de sirop de sucre, parfumé aux saveurs des îles - cannelle, muscade, girofle et thé du charpentier. En Guadeloupe, ce sont des écorces d'agrumes qui donnent au rhum blanc leurs parfums.

On se prépare pour les Fêtes dès le mois d'octobre. Il ne suffit pas, dit-on ici, de mettre tous les ingrédients dans une grande dame-jeanne et de laisser reposer. Pour que le cocktail soit habillé de paillettes d'or, il faut une longue macération au soleil et au moins deux pleines lunes en exposition.

Tout Noël, Tout Cochon 
Après avoir savouré le rhum à petites gorgées, on apporte sur la table la grande soupière de soupe aux pois d'angole agrémentée de quelques morceaux de viande salée qui apporte un fumet incontestable de fêtes. 
Puis viennent les plats de résistance qualifiés "pur porc". Le cochon s'est transformé en boudin, pâté et ragoût. Le jambon est aussi de la fête et a pris, avant de cuire, son coup de l'étrier. Il sent le bon vieux rhum et le sucre de canne.

Ici, comme partout ailleurs, c'est la fête des enfants et l'invitation à la gourmandise. Par tradition, à St-Barths, on retrouve les "tchek", des galettes faites de noix de coco râpée qu'on mélange à du sucre de canne moulu (type cassonade) et qu'on parfume à la cannelle en poudre. Mais le clou de la fête demeure le "pône", un pain composé de patates douces, de giraumon (potiron local), de sucre, de vanille, de raisins, de cannelle, le tout enduit de bon beurre et doré au four. En Guadeloupe, la farandole des douceurs prévoit un blanc-manger au lait de coco, un quatre-quarts, des chadecs confits, ces pamplemousses géants à l'écorce encore verte, et des fruits-pays.

Encore aujourd'hui, en Guadeloupe, on prépare, dans certaines familles, pour cette occasion le sirop de groseilles pour accompagner le gâteau, parfumer une boisson glacée, etc.

 

Sources : joyeuxNoël.com