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 Blason de Burnhaupt-le-Bas

Aujourd'hui, je vous propose une petite balade aux alentours de mon village.....Burnhaupt le bas !

Burnhaupt-le-Bas fait partie de l'arrondissement de Thann et du canton de Cernay. Situé à 1 km du lit de la Doller à la porte du Sundgau et à 16 km de Mulhouse.

Des vestiges du Néolithique et de l'époque témoignent d'un passé lointain du banc du village. Burnhaupt-le-Bas ne faisait alors qu'une seule agglomération.

Elle a été séparée en deux villages.  Le village fait alors partie de la seigneurie de Thann et de la prévôté de Burnhaupt qui en 1671 comprend deux mairies avec les deux Burnhaupt et Gildwiller.

En 14743, Burnhaupt-le-Bas et une trentaine d'autres villages alentour (GildwillerSchweighouse-Thann...) furent victimes des mercenaires, lors de l'invasion de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne. Les femmes et les enfants sont enlevés avec plus de 200 bovins. Les mercenaires égorgèrent le prévôt légitime, Henri de Ziellemp, à l'Abbaye de l'Oelenberg puis pillèrent celle-ci.

Ce village a été ravagé par trois incendies: le premier incendie du 8 septembre 1845 a détruit 13 maisons d'habitation; le second le 3 juillet 1850 en a dévoré 20 et le troisième le 31 août 1850, 87 maisons ont été la proie des flammes.

Selon Jacques Baquol2, avant le dernier incendie, il y avait encore une ruelle appelée Freyhof (aujourd'hui "Impasse du Freihof"4), qui passait pour avoir été un lieu d'asile. De cette ruelle on pouvait y voir une tour carrée, qui existait déjà avant la guerre de trente ans, et qui fût l'unique vestige du village.

Avant les derniers incendies (1850) le village comptait 1116 habitants2. En 1865 le village ne comptait plus que 943 habitants2. Aujourd'hui, le village compte environ 1700 habitants.

 

Burnhaupt-le-Bas, fût le siège d'une perception des contributions directes et possédait un atelier de tissage de coton, ainsi que deux moulins à blé. La foire aux râteaux se déroulais le lundi de Pentecôte ainsi que les troisièmes lundis du mois de mars, octobre et novembre.

 

Burnhaupt-le-Bas est ainsi connu pour son marché aux râteaux (Rachemark), du lundi de Pentecôte.

Selon une légende allemande, Saint Wendelin, fils du Roi d’Écosse, quitta ses richesses et ses terres avec un bâton de pèlerin. Il vécut en Allemagne vers l’an 600, très pauvrement, en gardien des troupeaux et se retira en ermite. C’est pourquoi, il devint le saint-patron des bergers et des paysans.

Fortement vénéré depuis le xve siècle en Alsace, le plus important lieu de culte qui lui a été dédié dans la région se trouve à Burnhaupt-le-Bas. C’est la chapelle située à la sortie du village en direction de Bernwiller qui a été reconstruite à plusieurs reprises suite à d’importants dommages de guerre.

Chaque année, le 20 octobre, jour de la Saint Wendelin, la foule de pèlerins s’y rassemblait. Paysans, bergers et artisans apportaient leurs offrandes pour la bonne saison écoulée (objets de culte et divers produits de la ferme). Tout cela était vendu aux pèlerins au profit de la chapelle.

Chapelle SAINT WENDELIN
Ainsi le culte de Saint Wendelin fut à l’origine d’une foire, qui en fit renommée.

Existant depuis des siècles, elle fut interdite lors de la révolution française de 1789 en raison de son caractère civil et religieux à la fois, et à nouveau autorisée officiellement en 1821 sous Louis XVIII.

Comme le profane (danse, autres réjouissances et foire) se mêlait de plus en plus au sacré au cours de ces fêtes patronales, l’Église autorisa bientôt l’institution d’une fête civile à une autre date, fixée par délibération du conseil municipal.

Les édiles de Burnhaupt-le-Bas fixèrent alors la "Kilbe " (fête foraine), ainsi que le transfert de la foire de la Saint Wendelin au lundi de Pentecôte.

Comme les "Rachemacher" (les fabricants de Râteaux) de Burnhaupt étaient réputés pour leurs râteaux à faner légers, commodes, solides et plus modernes, qu’ils proposaient à la vente avant le début de la fenaison, cette foire reçut le nom de "Rachamarkt" (ou "Rachemarkt"), foire aux râteaux vers 1855.

Le choix de cette date est également dû au fait que depuis 1672, le lundi de Pentecôte était aussi la fête des gardiens de troupeaux.

Le matin, un cortège de quête de "Pfingstpflitter" (frileux de Pentecôte) défilait dans le village. Ce personnage symbolique était légèrement habillé et décoré de verdure, portait un chapeau de joncs et représentait l’hiver finissant, ainsi que l’état de verdure des prés permettant l’ouverture des pâturages de printemps. L’après-midi, une course de chevaux se déroulait sur les "Blingen" (prés situés entre l’actuelle salle des Fêtes et la rue du Blingen), suivie de la danse de Pentecôte.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la "Kilbe" avait la primauté.

Plus tard, la foire ou "Rachamarkt" prit la prépondérance et grandit d’année en année.

Pendant la Première Guerre mondiale, le village est complètement ruiné. Il sera à nouveau endommagé, mais à un moindre degré durant la Deuxième Guerre mondiale.

L'eau est très présente dans la région et la Doller célébre pour ravitailler la ville de Mulhouse en eau de source passe aux abords du village. 

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La balade la plus connue est celle du sentier des Bunkers à travers la forêt et aux abords de la Doller.

Partant du centre de Burnhaupt-le-Bas, le Sentier des Bunkers permet de découvrir des ouvrages fortifiés
datant de la Première Guerre mondiale, construits par l’armée allemande.

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Ce sentier passe par l'ancien lavoir du village situé à plusieurs centaines de mètres du village.

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